«Si on ne sait pas vers quel port on navigue, aucun vent n’est favorable.»

Sénèque

L’écopsychologie appréhende la psychologie de l’être humain en lien avec la terre, la biosphère, l’écologie. La restauration du lien à la nature est au centre de l’échopsychologie dans l’idée d’une organisation sociale en harmonie avec notre milieu naturel.

Actuellement avec la dégradation de notre environnement et les changements climatiques l’éco anxiété émerge tout naturellement. Elle est liée à la perspective d’un effondrement et nécessite un travail de deuil en lien avec la mort, la finitude de notre monde et la vulnérabilité au coeur de notre humanité. L’éco anxiété est centré sur la personne avec des peurs qui peuvent paralyser, une tristesse et l’appréhension de la fin de ce monde.

Selon la vision de Joanna Macy des 3 systèmes qui cohabitent actuellement dans notre appréhension de la réalité, il existe 3 axes pour le travail thérapeutique :

– Accompagner le passage entre la vision du monde basée sur la croissance et celle débouchant sur la prise de conscience de l’effondrement des écosystèmes.

– Accompagner le passage entre la vision de l’effondrement et celle d’un changement de paradigme.

– Accompagner dans le changement de paradigme avec le Travail Qui Relie.

Travail Qui Relie: C’est se relier au monde et aussi à ce qui est bien plus vaste que notre personne et notre monde actuel. C’est s’engager, se mettre en action, transformer ce qui est triste et anxiogène, ce qui met en colère en changement de regard. Il permet de travailler sur les émotions profondes, les interdépendances et de transformer la douleur en énergie créatrice soutenant la vision du changement de paradigme. C’est une pratique qui participe aussi à l’évolution de «l’écopsychologie ».